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Glossaries

Terme Définition
Sténotherme

Adjectif qualifiant les organismes ne tolérant que des variations de température de faible amplitude autour des valeurs moyennes, à l'opposé d'eurytherme

On peut les classer en trois catégories1 :

Les sténothermes "chauds" pour des températures comprises entre 43 °C et 18 °C ;
Les sténothermes "Froids" pour des températures inférieures a 14 °C ;
Les sténothermes "tempérés" pour des températures comprises entre 18 °C et 14 °C.

Sténohalin

Un organisme sténohalin se dit d'un organisme incapable de supporter de grandes variations de salinité, et ne tolère que de faibles variations de la concentration en sel du milieu aquatique. En biologie, une espèce sténohaline est l'opposé antonyme d'une espèce euryhaline.

Station abyssale

Station de basse altitude ayant un climat local nettement plus froid que le climat régional, et permettant de ce fait la survie d'espèces de montagne en dehors de leur aire normale.

Synonyms: Stations abyssales
Poïkilotherme

Les animaux poïkilothermes (ou à « sang froid » ou pœcilotherme) sont des animaux ayant une température corporelle qui varie avec celle de leur milieu. Par cette caractéristique, ils diffèrent et s'opposent aux homéothermes qui ont une température interne relativement stable. Ils ne sont pas à confondre avec les hétérothermes qui sont des homéothermes dont la température corporelle habituellement stable, varie dans certains cas (les animaux qui hibernent, les nourrissons dont la température corporelle n'est pas encore stable, etc.). Ils sont qualifiés à tort d'animaux « à sang froid » car leur température corporelle varie3.

La plupart des organismes poïkilothermes (qui ne contrôlent pas leur température corporelle) sont également ectothermes (c'est-à-dire que leur chaleur corporelle provient de l'extérieur). Il existe toutefois des cas particuliers et il est nécessaire de rappeler que poïkilotherme et ectotherme ne sont pas synonymes. Par exemple, certains poissons des mers sont ectothermes (incapable d'utiliser leur énergie cellulaire pour augmenter leur température corporelle) mais ne sont pas poïkilothermes car la température de l'eau dans laquelle ils se trouvent ne varie jamais.

Cette non-maîtrise de leur température interne les empêche d'avoir une activité « normale » lors des périodes froides, mais c'est une caractéristique beaucoup plus économe en énergie que les homéothermes. Les deux types ont survécu car ils sont caractéristiques de modes de vie différents.

Synonyms: Poecilothermes
Photosynthèse

Processus par lequel les plantes et certaines bactéries utilisent l'énergie solaire pour effectuer la synthèse de molécules organiques à partir de gaz carbonique et d'eau.

Pédologie

La pédologie (du grec πέδον pédon : « sol » et λόγος lógos : « étude ») est une science ayant pour but d’étudier la pédogenèse, c'est-à-dire la formation et l'évolution des sols, notamment au travers de plusieurs taxonomies des sols.

La pédologie examine les constituants de la terre (minéraux, matières organiques), leur agencement (granulométrie, structure, porosité), leurs propriétés physiques (transfert de l'eau et de l'air), leurs propriétés chimiques (rétention des ions, pH) et leurs propriétés biologiques (activité des microorganismes). Elle porte des diagnostics sur les types de sol (classification) et sur leur dynamique (types de genèse : pédogenèse). Elle en déduit des applications (fertilité).

Synonyms: pédologique
Omnivore

Une espèce est dite omnivore — du latin omni (tout) et vorare (manger, avaler) — quand son appareil digestif lui permet d'absorber des aliments d'origines végétale et animale. Cette caractéristique permet aux espèces omnivores d'adopter une alimentation « opportuniste », variable en fonction de la disponibilité des aliments.

Nitrate

Substances chimiques naturelles qui entrent dans le cycle de l'azote. Le nitrate est beaucoup utilisé dans les engrais inorganiques et les explosifs, comme agent de conservation des aliments et comme substance chimique brute dans divers procédés industriels.
Le nitrate représente la plus stable des deux formes de l'azote, mais sous l'action microbienne, il peut être réduit en nitrite (NO2-), qui est la forme la plus toxique. Il est présent à l’état naturel partout dans l’environnement. Il est le produit de l’oxydation de l’azote de l’atmosphère (représente 78% ) par les microorganismes des plantes, du sol ou de l’eau et, dans une moindre mesure, par les décharges électriques comme la foudre.

Toutes les sources d'azote sont des sources potentielles de nitrate. Dans l'eau, ces substances peuvent provenir de la décomposition de matières végétales ou animales, d'engrais utilisés en agriculture, du fumier, d'eaux usées domestiques et industrielles, des précipitations ou de formations géologiques renfermant des composés azotés solubles. Normalement, la concentration de nitrates dans les eaux souterraines et les eaux de surface est faible, mais elle peut atteindre des niveaux élevés à cause du lessivage des terres cultivées ou de la contamination par des déchets d'origine humaine ou animale.

Des concentrations excessives de nitrates dans l'eau potable peuvent causer des maladies graves et parfois mortelles, notamment chez les jeunes enfants. Chez les adultes et les nourrissons, l'effet néfaste est lié à la conversion de nitrate en nitrite dans l'organisme, ce qui interfère avec la capacité du sang à transporter l’oxygène (pouvoir oxyphorique). Cette condition est connue sous le nom de ''méthémoglobinémie'' ou de ''maladie bleue'', parce que les symptômes comprennent l'essoufflement et la cyanose (coloration bleue de la peau). Les nourrissons de moins de trois mois y sont particulièrement vulnérables.

Dans le milieu aquatique, le nitrate est moins toxique que les autres formes de l'azote, comme le nitrite et l'ammoniaque. Toutefois, on trouve de plus en plus d'études qui indiquent qu’il peut avoir des effets néfastes sur le développement des organismes aquatiques aux premiers stades de vie en limitant la capacité du sang à transporter l’oxygène ou en perturbant l'équilibre acido-basique. Bien que le nitrate aux concentrations naturelles n'ait généralement pas d'effet mortel sur les organismes, il peut causer des retards de croissance ou une survie limitée en rendant ces organismes léthargiques.
Des concentrations élevées d'azote dans l'eau, combinées à la présence de phosphore peuvent occasionner une prolifération de plantes et d'algues, qui réduisent la teneur en oxygène, parfois jusqu'à une teneur létale. Dans certains cas, la prolifération d'algues entraîne la production de toxines, qui peuvent nuire à la santé des organismes aquatiques ou des humains qui les consomment. En France, la Bretagne est une région régulièrement touchée par des phénomènes de proliférations d'algues communément appelées ''algues vertes'' qui viennent s'échouer sur les plages.

Synonyms: NO3-
Nécromasse

Le mot nécromasse désigne la masse de matière organique morte présente dans une parcelle, un volume ou un écosystème donné.
La notion de nécromasse renvoie à celle de biomasse (matière organique vivante).

Elle joue un rôle majeur dans le recyclage de la matière organique, et donc pour les puits de carbone, la texture, structure et fertilité des sols (humus) et le recyclage des nutriments.

Hygrophile

Un organisme est dit hygrophile lorsque l'humidité est nécessaire à son bon développement.

En écologie, un milieu est dit hygrophile lorsque celui-ci demeure humide en toute période de l'année.

Humus

L’humus est la couche supérieure du sol créée, entretenue et modifiée par la décomposition de la matière organique, principalement par l'action combinée des animaux, des bactéries et des champignons du sol. L’humus est une matière souple et aérée, qui absorbe et retient bien l'eau, de pH variable selon que la matière organique est liée ou non à des minéraux, d'aspect foncé (brunâtre à noir), à l’odeur caractéristique, variable selon qu'il s'agit d'une des nombreuses formes d'humus forestier1, de prairie, ou de sol cultivé.

L'humus se distingue du compost par son origine naturelle, mais partage avec lui beaucoup de propriétés, notamment sa capacité à retenir l'eau et les nutriments. Dans le compartiment de la biosphère qu'est le sol, l'humus est la partie biologiquement la plus active. C’est dans les zones tempérées qu’il est le plus abondant, mais on a récemment redécouvert et étudié une sorte d'humus ancien et d'origine humaine en Amazonie : la terra preta, ou terre noire. L'humus est absent des déserts et, plus généralement, de tout milieu dépourvu de végétation (la haute montagne, par exemple).

La capacité d'échange naturelle d'un humus ainsi que sa décomposition lente délivrent aux racines des plantes de l'azote, du phosphore et tous les éléments nutritifs indispensables à la croissance des végétaux. Si l'humus est enfoui par labour ou asphyxié (inondation durable, compression, bâchage étanche), il se dégrade et libère des composés toxiques ainsi que du méthane.

Homéotherme

Dans le règne animal, un homéotherme est un organisme dont le milieu intérieur conserve une température corporelle constante (dans de larges limites), indépendamment du milieu extérieur (on parle d'homéostasie thermique). Il comprend également le groupe des hétérothermes.

Par abus de langage, les homéothermes sont dits à sang chaud, par opposition aux animaux à sang froid ou poïkilothermes, alors que ce dernier terme désigne plus précisément des animaux dont la température interne n'est pas régulée, et donc pas forcément « froid ».

La plupart des organismes homéothermes (qui ont une température corporelle constante) sont également endothermes (c'est-à-dire que la chaleur est produite par l'organisme lui-même). Néanmoins il existe des cas particuliers.

Hétérotrophie

L’hétérotrophie est la nécessité pour un organisme vivant de se nourrir de constituants organiques préexistants. La notion d'hétérotrophie s'oppose à celle d'autotrophie.

Le mot hétérotrophie est une construction scientifique moderne à partir du grec heteros (autre) et trophê (nourriture). Les hétérotrophes se procurent leur matière organique en la prélevant sur d'autres organismes, vivants (cas des parasites et des commensaux) ou morts (prédateurs, nécrophages), ou encore sur les restes d'autres êtres vivants (saprophytes : feuilles mortes, anciens téguments éliminés, excréments...).

L'Homme est ainsi hétérotrophe, tandis que la plupart des plantes sont autotrophes.

On distingue les phagotrophes, qui absorbent les particules alimentaires via des vésicules d'endocytose (phagocytose) et qui sont exclusivement des eucaryotes, et les osmotrophes, qui absorbent les nutriments sous forme solubles via des transporteurs et qui sont soit des procaryotes, soit des eucaryotes.

Les hétérotrophes utilisent en général les constituants organiques non seulement comme source de carbone, mais aussi comme source d'énergie, avec l'oxygène de l'air comme oxydant : ils respirent. Cependant, ils peuvent également vivre en milieu sans oxygène et faire de la fermentation.

L'existence même des hétérotrophes, qualifiés de « producteurs secondaires », dépend de celle des autotrophes, qualifiés de « producteurs primaires » car ils sont la base de la chaîne alimentaire.

Les champignons, par exemple, dépourvus de plastes et de chlorophylle, sont hétérotrophes pour le carbone.

Synonyms: Hétérotrophe
Héliophile

Héliophile (du grec helios, le soleil, et philos, ami) qualifie une espèce végétale ayant d'importants besoins en lumière pour se développer. L’héliophyte désigne cette essence de lumière. Le terme photophile (du grec photos, lumière, et philos, ami) est donné comme synonyme ou pour désigner une espèce de demi-ombre.

Par extension, on peut aussi parler de formations végétales héliophile (qui s'épanouit dans les zones de plein ensoleillement).

L'espèce qui, au contraire, ne peut croître que sous ombrage est appelée sciaphile.

Halophyte

Une halophyte, ou plante halophile est une plante adaptée aux milieux salés ou par extension aux milieux à pression osmotique importante. L'une des halophytes les plus connues est la salicorne que l'on trouve associée aux marais salants. En zone tropicale, le palétuvier est également une plante halophyte.

Synonyms: Plante halophile
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